samedi 2 février 2019

Les élèves de 1e S5 enquêtent sur les conditions de vie des Poilus


Dans le cadre d’un projet lettres-histoire mené par M.Hennion et Mme Obert, les élèves de 1e S5 ont été invités à appréhender de façon concrète les dures réalités de la première guerre mondiale, à travers quatre lieux spécifiques : l'Historial de la Grande Guerre à Péronne ; la nécropole nationale et l'Anneau de la Mémoire à Notre-Dame-de-Lorette ; le centre d'interprétation Lens 14-18 à Souchez.

A l'origine de cette sortie du mardi 29 janvier, la lecture du roman de Sébastien Japrisot, Un long Dimanche de fiançailles en cours de français, et l'étude de l'expérience combattante en cours d'histoire.

A l’image du personnage de Mathilde qui mène l’enquête pour retrouver la trace de son fiancé déclaré mort, les élèves ont cherché à comprendre et reconstruire le quotidien des soldats. Ils ont photographié des objets qui faisaient écho au roman lu ; ces photographies leur permettront de créer une première de couverture pour le roman ou de proposer une série de photographies agrémentées d’explications.

Il est temps de laisser la parole aux élèves :
 « Cette journée a permis de nous remémorer cette dure période qui fait partie de notre histoire" (Blanche)

Entrée à l'Historial de la Grande Guerre
  « J'ai préféré la visite à l'historial de la Grande Guerre car on devait chercher les réponses au questionnaire tout en visitant le musée, cela nous a fait découvrir des objets; j'ai également apprécié le fait que les objets sont exposés dans des fosses (Justine et Laly)

Les élèves parcourent les salles, en quête d'indices; la disposition des objets dans les fosses les intrigue

  « Au cours de cette journée j'ai pu voir comment les soldats vivaient dans les tranchées. J'ai appris beaucoup de choses sur les conditions de vie des Poilus, comment ils s'occupaient, les armes qu'ils utilisaient, les lettres qu'ils envoyaient à leurs familles. J'ai trouvé ça touchant mais en même temps j'ai parfois été choquée de ce que je voyais, comme le nombre de noms inscrits sur l'Anneau de la Mémoire. Ce que j'ai préféré c'est le musée de Péronne qui retrace vraiment la vie des Poilus et de l'arrière à cette époque.  (Amandine)

 « J'ai pu voir les conditions de vie désastreuses des soldats. J'ai pu voir grâce aux lettres que la famille leur manquait beaucoup » (Eve)

Salle présentant les armes
 « J'ai vu de vraies armes, ce qui m'a permis d'imaginer la peur que devaient ressentir les soldats devant ces machines de guerre » (Baptiste) 

  « J'ai découvert le quotidien du soldat. j'ai apprécié de voir les objets authentiques, comme les carnets personnels, les photos, le gramophone » (Adjoona)
L'Anneau de la Mémoire, par son immensité et sa sobriété a impressionné les élèves
 « L'Anneau de la Mémoire est impressionnant, c'est un bel hommage pour les soldats de toutes les nationalités, ça permet de garder un souvenir » (Lisa)

« La nécropole et l'Anneau de la Mémoire nous ont fait réaliser que cette guerre a été très dévastatrice » (Anna Mae)

Salle du Centre d'interprétation de Souchez


Les élèves de 1e S5 à Notre-Dame-de-Lorette




lundi 28 janvier 2019

Prix littéraire : rencontre avec Laetitia Colombani


Une première au lycée des Flandres, ce lundi 28 janvier, deux classes de seconde ont rencontré Laetitia Colombani par skype.


Dans le cadre du prix littéraire, dix classes de seconde ont lu, lisent ou liront La tresse de Laetitia Colombani. Nous avons donc demandé à l’auteur si elle acceptait de rencontrer les élèves pour répondre à leurs questions. Pour des questions d’emploi du temps, c’est la rencontre par skype qui a été choisie. Une première pour nous. Après quelques réglages techniques en amont, la rencontre a eu lieu ce lundi 28 janvier à 10h.
Les élèves de seconde 3 et seconde 6 ont pu rencontrer Laetitia Colombani
Les élèves, après avoir lu le livre, réalisé des travaux littéraires ou graphiques avec leurs enseignants Madame Obert et Monsieur Regheere, avaient réfléchi à leur lecture et préparé les questions qu’ils souhaitaient poser à Laetitia Colombani. Celle-ci a donc pu leur expliquer son parcours, son attirance première pour le cinéma et son travail cinématographique. Elle leur a confié avoir commencé à écrire sous l’impulsion de son instituteur qui lui avait dit qu’un jour elle écrirait un roman, ce qui fut fait quelques trente années plus tard.

Laetitia Colombani leur a aussi expliqué l’origine de son roman, l’accompagnement d’une amie malade pour se choisir une perruque et deux films, Babel et The hours. Elle leur a parlé de son travail d’écriture qui passe par la recherche et la réécriture, ce qui explique qu’écrire un roman lui prend un an et demi. Côté projets, Laetitia Colombani est en train de finir son deuxième roman qui devrait sortir au printemps, et elle travaille sur l’adaptation de La tresse au cinéma. Elle revient d’ailleurs de 15 jours en Inde où elle est allée en repérage. Dans ses projets aussi, l’écriture d’un troisième roman reprenant les personnages de Smita mais surtout de Lalita. Dans son travail, elle aborde de façon récurrente les thèmes de l’inégalité, de la pauvreté, de la place de la femme dans la société. Elle aimerait qu’un jour on puisse lui dire que son roman La tresse n’est plus d’actualité tant ces sujets auraient évolué.


Nous remercions beaucoup Laetitia Colombani pour sa disponibilité, pour ses réponses riches, larges… qui permettront aux élèves de mieux appréhender son travail d’écriture.

Première et quatrième de couverture créée par Valentine (seconde 3)

Marque-pages créés par Zélie (seconde 3)

mardi 15 janvier 2019

Participation de la cité scolaire des Flandres au Téléthon 2018 : l’heure du bilan


Le collège, le lycée et le lycée professionnel ont mis en place différentes actions pour sensibiliser et faire participer les élèves au Téléthon : vente de livres d’occasion dans les C.D.I., vente de jus de pommes lors des réunions parents-professeurs, vente de porte-clés. En outre, pour la première fois, un challenge sportif, « Courir ou marcher pour le Téléthon » rassemblant 700 élèves volontaires, a été organisé le 6 décembre dernier.

Grâce à ces initiatives, Monsieur Jednak, proviseur, et l’équipe enseignante organisatrice ont pu remettre ce mardi 15 janvier un chèque de 3168 € au comité Téléthon d’Hazebrouck. Ce très beau montant est bien supérieur à celui de l’an dernier. Le challenge sportif a permis de faire grimper la somme en rapportant à lui seul 2217 euros. 


Colette Cleenewerck, responsable du Comité, a remercié chaleureusement l’ensemble des acteurs et l’équipe organisatrice. Cette dernière espère faire aussi bien, et même encore mieux, lors de la prochaine édition du Téléthon.





samedi 29 décembre 2018

Rencontre entre les 2nde6 et Yangoné Mbow de l’ONG sénégalaise NDEM


Mardi 18 décembre, pour terminer en beauté l’année 2018 et clôturer leurs travaux sur l’agriculture durable, les élèves de 2nde6 ont accueilli Yangoné Mbow de l’ONG sénégalaise NDEM.


Cette association tire son nom du village de NDEM, situé à 120km à l’est de Dakar dans le Sahel, donc dans une région désertique. Elle a été créée il y a 30 ans pour offrir aux 4600 habitants des solutions de développement leur permettant de lutter contre la misère et l’exode qui les touchait.

La base de ce projet a été la création d’un atelier des métiers à la fin des années 1980 permettant de valoriser le savoir-faire artisanal traditionnel de la population, notamment dans le domaine textile. En réalisant ce projet, l’association des villageois NDEM a créé une source de revenus pour la population locale. Les produits ont été dès le début vendus via le commerce équitable, notamment en France dans le réseau Artisans du Monde.
Le commerce équitable est un commerce qui garantit aux producteurs un prix leur permettant d’assurer leurs besoins essentiels et de vivre dignement de leur travail. Il ne cherche pas à acheter aux artisans leurs produits au prix le plus bas possible car il considère que tout travail mérite un salaire juste. Le but de ce commerce est de favoriser les Hommes plutôt que la recherche du profit maximal.
Aujourd’hui les villageois de NDEM ne vendent pas leurs produits uniquement à l’étranger, ils sont très fiers d’avoir ouvert une boutique à Dakar en 2004 où ils sensibilisent également les consommateurs sénégalais à la consommation responsable.

Ce projet étant viable économiquement (un des principes du développement durable), les ressources obtenues ont pu être utilisées pour favoriser le développement de la région et donc le progrès social (deuxième principe du développement durable).
Ainsi, la région de NDEM a vu la construction d’une école, d’un dispensaire, d’une maternité, de puits, de lignes téléphoniques et électriques, et la réalisation d’un projet de maraîchage biologique qui fournit une partie de l’alimentation, désormais diversifiée, des habitants.
Biologique, car NDEM a le souci de la préservation de l’environnement (3e principe du développement durable). Dans une région où la déforestation a été très importante, l’association a par exemple créé un nouveau combustible, le bioterre, qui allie l’argile aux écorces d’arachide produites en grande quantité dans la région.

Cette rencontre fut l’occasion d’une illustration concrète de ce que peut être un projet de développement durable, ayant autant le souci du bien-être des Hommes que celui de la préservation de leur environnement.

Nous avons terminé la séance par la dégustation de chocolats et boissons équitables que certains avaient déjà découvertes lors de notre séance de plantation à la Casseline.



Merci à Yangoné pour sa présentation et à tous les élèves de 2nde6, intéressés et très actifs pour cette rencontre, et à l’année prochaine pour de nouveaux projets !

Lien vers l’association des villageois de NDEM :